Hugo TSR - Paroles de Coloc à terre
feat. Tragik


Bienvenue sous mon toit, où les archanges envoient la pluie
Où mes équipiers d’parcours ont grandi sans voir d’appuie
Les murs sont sales, au sol, y a plus de parquets que d’carrelage
Mes potes sont morts par terre et un paquet, on l’regarde las
J’te parle d’hématome, des têtes qui cognent tel un vapo’
J’ai intérêt d’tenir loin ou mon ange gardien m’f’ra la peau
Atmosphère suspecte, un gros verre cul sеc ou jette l’éponge
Mеs colocs, ils pètent un plomb, au final se jettent des ponts
Ça caille quand c’est chaud, c’est grâce à la chaleur humaine
Où on en veut à n’importe qui, en souhaitant les malheurs du maire
Demande à Hugo Boss, c’est plus l’prix du loyer qui compte
Mais la manière de s’en sortir quand on apprivoise des pigeons
Alors, qui partira à la conquête d’la plus belle baraque
Faut pas avoir l’meilleur statut sinon les putes, elles t’l’arrachent
C’est poing contre poing, tous dans la même cellule
Où tu partages ton pieu avec les fils de Belzébuth

La mort se négocie, on s’égosille, on est pisté
À cette heure-ci, pour m’voir gole-ri, faut être grossiste ou épicier
Bienvenue à la maison, où mes frères perdent la raison
On t’embarque pour une session encore plus lourde qu’nos quatre saisons
La mort se négocie, on s’égosille, on est pisté
À cette heure-ci, pour m’voir gole-ri, faut être grossiste ou épicier
Bienvenue à la maison, où mes frères perdent la raison
On t’embarque pour une session encore plus lourde qu’nos quatre saisons

Poils hérissés, faut qu’j’tente le coup, de toute façon, tout est risqué
Quand on m’demande c’que j’ai à perdre, j’retourne mes poches pour vérifier
Toujours rien : des brins d’tabac et des filtres
Toujours qué-bar chez les flics, le même kebab et ses frites
On marche tous alignés sur une grosse toile d’araignée
Un jour, faudra faire l’ménage et personne pourra m’arrêter
On veut juste un coin tranquille où les shtars viennent pas nous serrer
Tant mieux si c’est couvert, tant pis si c’est mal éclairé
J’appelle plus ça prendre l’air, avec mes potes, j’veux être trentenaire
Même dans la rue, j’suis enfermé, j’crame les boloss en pleine branlette
C’est pour mes colocataires, qu’ont surchargé l’hexagone
Fous les boloss par terre, apprends à charmer les sales pauvres

La mort se négocie, on s’égosille, on est pisté
À cette heure-ci, pour m’voir gole-ri, faut être grossiste ou épicier
Bienvenue à la maison, où mes frères perdent la raison
On t’embarque pour une session encore plus lourde qu’nos quatre saisons
La mort se négocie, on s’égosille, on est pisté
À cette heure-ci, pour m’voir gole-ri, faut être grossiste ou épicier
Bienvenue à la maison, où mes frères perdent la raison
On t’embarque pour une session encore plus lourde qu’nos quatre saisons

J’gratte la feuille, il m’faut du son, j’me ronge les ongles, j’suis au niveau du fond
Ça sent la collusion, au-d’ssus d’ma tête : un ciel gris pollution
J’habite avec la poisse, j’ai signé l’bail et puis elle m’a pisté
Elle veut sympathiser donc j’vis aux mêmes horaires qu’un pâtissier
Paris dégoûte, c’est même plus convivial les courses vides
Nos vies s’écourtent, j’suis tellement die que j’sens même plus les gouttes de pluie
Dur d’garder la mentale, dans l’sens du vent comme un voilier
J’suis lamentable, j’ai vendu mon studio pour un loyer
J’calcule que les miens, pas b’soin des saints, on a des vieux dessins
J’me dis qu’c’est tous des tains-p’, quand j’vois qu’en France, on nourrit mieux les chiens
Toujours en guerre, j’suis pas dans l’game, laisse-moi dans ma déroute
C’est mon son qui parle pour moi, pour ça qu’j’aime pas les interviews
Dur d’lâcher la pression, j’ai les soupapes niquées
J’vois rarement la lumière du jour comme un sous-marinier
Des coups par milliers, les flics aiment trop nous aligner
C’est la défaite, remballe tes fêtes, j’ai d’jà Noël pour saliver

La mort se négocie, on s’égosille, on est pisté
À cette heure-ci, pour m’voir gole-ri, faut être grossiste ou épicier
Bienvenue à la maison, où mes frères perdent la raison
On t’embarque pour une session encore plus lourde qu’nos quatre saisons
La mort se négocie, on s’égosille, on est pisté
À cette heure-ci, pour m’voir gole-ri, faut être grossiste ou épicier
Bienvenue à la maison, où mes frères perdent la raison
On t’embarque pour une session encore plus lourde qu’nos quatre saisons


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